Artistes, electro, Titre du jour

Siriusmo « Einmal in der Woche schreien »

Pas de commentaires 17 septembre 2010

Crier une fois par semaine, c’est ce que suggère ce morceau aux voix étranges. Avec son dernier maxi « The plasterer of love », Siriusmo  marque un peu plus son empreinte , en imposant un son et une touche qui lui sont propres, un mélange efficace qui rend ses tracks aussi appréciables dans un djset survolté que tranquillement installé dans son salon.

Ce maxi, comme le précédent (The Uninvited Guest) sont tous deux sortis sur Monkeytown Records, label de ses compères Berlinois Modeselektor, avec qui il prépare son album et le Live-act qui va avec…

Transmusicales 2010: programmation dévoilée

festivals, Focus on Trans

Transmusicales 2010: programmation dévoilée

Pas de commentaires 16 septembre 2010

Ce matin a eu lieu la conférence de presse des Transmusicales à Rennes. Jean-louis Brossard a donc dévoilé les noms des artistes qui fouleront les scènes du parc expo et du Liberté, entre autres, du 8 au 11 décembre prochain. Cette 32eme édition est marquée par le passage de la britannique M.I.A produite par Diplo qui avait fait le déplacement l’an passé pour son projet Major Lazer. Gonjasufi, dont on a déja parlé sur MxP, sera également de la partie. Et la bonne surprise c’est l’arrivée de Pnau enfin à Rennes, l’association des Transmusicales tente depuis longtemps de faire venir les australiens, c’est cette année chose faite. MusicalXperience reviendra en détail sur le reste de la programmation. Rendez-vous dans la catégorie Focus on Trans.

Arcade Fire à Rock en Seine 2010

Concerts, festivals

Arcade Fire à Rock en Seine 2010

Pas de commentaires 05 septembre 2010

Déjà une semaine que les sourires de Régine se sont envolés dans le ciel de Saint Cloud. Cette saison de Rock en Seine s’est terminée en apothéose. Les canadiens d’Arcade Fire  ont envahi la grande scène pour un ultime concert et clore cette huitième édition du festival.

Les Torontois de Crystal Castles ont dû regretter d’avoir le même horaire de passage sur la petite scène de l’industrie. Car le résultat était prévisible. Toute la journée dans les allées du festival, un seul nom revenait dans les conversations, de part et d’autre on évoquait « Arcade fire » comme pour se rassurer. Oui ce soir ils viendront soulager notre attente. Tous ont l’appréhension de la déception, l’enjeu est lourd.

On a constaté ces derniers temps que public du groupe grandit très vite et The Suburbs, le dernier album, n’a rien fait pour arranger les choses. Il semblerait que le mainstream s’empare du phénomène.

Malgré la très bonne programmation de cet après midi du 29 août 2010 (Eels, Beirut, Fat Freddy’s Drop, Waves Machine, Roxy Machine), les regards sont tournés vers cette heure tant convoitée de 21h. C’est tout naturellement qu’on abandonne, comme beaucoup, Brian Ferry à ses années 80 pour rejoindre le devant de la grande scène. Torpeur, une heure avant le concert, les dix à vingt premiers mètres sont déjà occupés. Arrivé dix minutes avant l’effort, un tour d’horizon du parc laisse juste exploser le symptôme de ce succès, une foule immense s’étend même sur les côtés, plus de 25000 personnes attendent le groupe.

La communion est dans les starting block, les canadiens n’ont plus qu’à être à la hauteur de ce public presque déjà conquis. Je garde cette appréhension.

Le groupe monte sur scène. (Marion KNIPPEN)

Ready to start? Ils le sont, c est d’ailleurs le titre de la première chanson du Line up. L’énergie est la, bien en place.  » If i was scared… I was ». Ça se sent. Le public est déjà en transe. Rien ne peut les décevoir ce soir. Suit un savant mélange de leurs 3 opus. Les violons qui ont perdu en intensité sur the Suburbs pour laisser les guitares jouer leurs rôles, peuvent donc sur des morceaux comme « No cars go » retrouver leurs places originelles.

Ils sont rodés, aucun doute, la scène est leur maison, ils prennent tous autant de plaisir à jouer et à partager. Régine sur « Haïti » se transforme en fée et nous offre une gestuelle dont elle seule connait la signification.

Beirut sur « Ocean of Noise » fait son entrée en scène pour le solo trompette a la fin du morceau. C’est magnifique, on sent qu’ils sont heureux…et c’est beau. Tellement beau. Il plane au-dessus de nos têtes une atmosphère presque irréelle, une sorte de communion, lorsque la pluie fit son entrée, jalouse de ne pas être de la fête… Un vrai déluge.

Mais Leur règne est sacré… 25000 personnes chantent encore plus fort, les encourageant à ne pas s’arrêter. Ça doit continuer toute la nuit, toute la vie. Arcade Fire en live c’est de l’énergie, une poésie étrange, une ambition folle à suspendre le temps, et à vous faire tout oublier, il ne reste que l’essentiel.
Les canadiens continuent de jouer un moment sous la pluie mais cela devient dangereux. Par obligation, le live s’arrête, la scène bâchée, ils promettent de revenir dans 5 minutes lorsque la pluie sera moins prodigieuse. Personne ne bouge. On attend en chantant, en croisant les doigts pour qu’ils réapparaissent tels des messies du rock’n'roll, seule religion pratiquée par tous sans exception. Et Bam! Les revoilà pour the last song et pas des moindres « Wake Up ». Sous cette pluie maudite et magnifique, le morceau prend une autre dimension. On danse, on hurle, on a cette impression qui arrive que trop rarement en concert de vivre un moment particulier et indélébile.

Ils étaient attendus par tant de personnes et c’est avec grâce et humilités qu’Arcade Fire les as rendus heureux de partager ensemble leur musique et leur état d’esprit. Les détracteurs diront de « the Suburbs » que l’album est moins bon, plus souple, plus pop, plus grand public etc etc autant de niaiseries qu’ils ont démenti ce soir là. Arcade Fire est un groupe qui évolue loin d’ un star system souffrant d’ un manque d’audition terrible. Arcade Fire c’est du beau, du fort, du vrai… 25000 sourires peuvent désormais le confirmer.

Arcade Fire je t’aime. (Audrey SAINT PE)


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