Le premier album de Fallulah est sorti sous le nom de The Black Cat Neighbourhood. Elle est venue le défendre sur la scène du Nouveau Casino à Paris en novembre dernier. L’occasion pour nous de faire connaissance avec cette chanteuse pop danoise d’origine roumaine.
MXP: Que signifie Fallulah ?
Fallulah: Je l’ai découvert à l’age de 6 ans. je me suis approprié ce mot, peu connu. cela devenait une chose personnelle.
Quand on a décidé de mettre les chansons sur un myspace, ce nom s’est imposé. On ne sait pas si c’est féminin ou masculin, et il me semble qu’il est complémentaire avec la musique et notre univers.
MXP: Comment s’est passé l’enregistrement de l’album?
Fallulah: Je suis arrivée en studio avec toutes les chansons déjà écrites. J’ai beaucoup écrit avant de garder le meilleur. Je savais déjà dans ma tête comment chacune devait sonner et quel genre d’émotion elle devait exprimer.
Quand j’ai été en studio avec mon producteur, on a seulement mis un mois et demi pour tout faire, juste tous les deux. C’était intense on travaillait tous les jours avec les weekend de libre comme un job normal.
MXP: Parle nous de tes Inspirations

Fallulah: Il n’y a personne à qui j’ai envie de ressembler musicalement.
J’étais inspirée par Fiona Apple quand je l’écoutais il y a quelques années, ces paroles étaient très personnelles, elle parlait beaucoup de sa vie, pour moi la musique doit être personnelle et j’ai besoin de raconter mes propres histoires et ne pas être effrayée par ça.
MXP: Quelles sont les traces de tes origines dans ta musique?
Fallulah: J’ai des origines à la fois danoise par ma mère et roumaine par mon père qui était danseur et chorégraphe. Il faisait de la danse folk traditionnelle roumaine. Il est venu au Danemark et a fondé un groupe de danse. C’est comme cela qu’il a rencontré ma mère qui était dans une école de danse. Donc chez moi, il y avait toujours de la musique des Balkans. C’est pourquoi peut-être j’essaie de créer cette musique organique avec ces grands instruments en bois. J’aime ce son, pas vraiment le son métallique. Cela crée un sentiment plus organique pour moi. J’aime les flutes et les grosses batteries.
MXP: Comment situer ta musique dans cette scène indie pop/folk psyché à la Bat For Lashes et transmettre une certaine modernité malgré ces origines musicales?
Fallulah: Je ne fais pas attention si cela est du rock ou de la pop, je veux juste que ma musique sonne comme moi, je cherche juste à traduire les idées que j’ai dans la tête.
J’aime différents styles de musique, je n’essaie pas de sonner comme dans les 60 ou 80’. Je fais de la musique moderne parce que je suis moi-même.
J’aime la musique de Bat For Lashes mais c’est difficile car je ne veux pas faire la même musique que celle que j’aime chez les autres artistes mais les journalistes nous comparent. C’est important pour moi que les gens comprennent que j’écris sur ma vie et c’est vraiment très personnel. L’important pour un artiste c’est d’exprimer son individualité. 
MXP: As-tu déjà eu envie de combiner les deux arts que sont la danse et la musique?
Fallulah: J’ai un passé de danseuse mais je ne suis pas chorégraphe. Je veux rester libre, c’est ce que je n’aime pas dans la danse le fait d’être restreint comme quand le choregraphe nous dit ce que l’on doit faire. Je trouve ça frustrant. Je n’ai pas l’impression de pouvoir m’exprimer réellement autant que dans ma musique. Donc je fais mes propres pas sur ma propre musique.
MXP: Es-tu consciente de l’assurance dont tu fais preuve sur scène?
Fallulah: Je ne me sens pas si sûre de moi sur scène, j’ai de l’assurance dans ma musique mais j’ai l’impression que c’est à l’extérieur de moi, je sais que ca vient de moi mais je ne le contrôle pas vraiment. Je ne suis pas croyante mais c’est comme une apparition dans ma tête et j’avance juste avec. J’ai longtemps été timide en ce qui concerne les performances sceniques, j’étais nerveuse parfois cela m’empechait de chanter. J’ai mis du temps à avoir l’assurance d’aujourd’hui. Je pris conscience du talent que j’avais pour le faire. J’ai compris qu’il fallait que je passe outre ce manque de confiance et que je contrôle ma sensibilité. Je me sens bien désormais sur scène.
MXP: Comment as-tu trouvé le public parisien?
Fallulah: J’ai trouvé le public parisien très charmant. C’était une soirée que l’on partageait avec d’autres groupes. Donc on ne savait pas pour quel groupe était venu le public mais j’ai trouvé ça très bien. Le seul regret que je pourrais avoir c’est de ne pas avoir joué une derniere chanson car nous étions pressés par le temps. Cétait Bridges et j’adore la jouer mais on a dû couper. J’étais un peu triste. Le publc aussi la demandait.
MXP: Dans quel pays as-tu rencontré ton meilleur public?
Fallulah: J’ai été impressionné par le public parisien, c’état mon premier concert en France. Le Danemark me fait toujours bon accueil car les gens me connaissent. Mais j’aime aussi beaucoup le public allemand. Ils sont très ouverts à la musique en général.

MXP: Quels sont tes projets?
Fallulah: Je me prépare pour un nouvel album. The Black Cat neighbourhood est sorti il y a presque deux ans. C’est un long processus. Il vient juste de sortir ici. Il est sur le point de sortir en Amérique. Je vais prendre le temps d’écrire des chansons. Peut-être venir visiter Paris un peu, si j’ai du temps. Je trouve cette ville magnifique.





