Le duo français du groupe Bot’ox sont les heureux élus pour le titre du jour avec leur track « Blue Steal ». Morceau electro agrémenté d’une voix sublime et subtile. Ce morceau est plus complexe qu’il n’y parait , arrangements de corde à la fin des couplets, break ressemblant à du « World’s end girlfriend » inspiré, beat lancinant… en bref Bot’ox c’est juste ce qu’il faut écouter à fond dans votre casque et chanter à tue-tête toute la journée quand vous allez au travail, à la cantine, faire du tennis, mangez votre goûter, au centre aéré, prenez un bain, vous réveillez, mangez des chewing gums, tapez la tête contre les murs, vous l’aurez compris Bot’Ox est assurément un groupe qu’il faut écouter à toute heure de la journée. Et comme vous êtes sympa je vous laisse le lien pour écouter l’album en streaming gratuitement!
Le Père Noël est passé chez MusicalXperience, et il a laissé au pied du sapin un groupe pop parisien:MONDRIAN. Et voilà un cadeau qui nous va bien et qui sera pile à votre taille… Mondrian c’est de la pop qui sonne bien, qu’on aime dès la première écoute, cela rappelle beaucoup de groupes qu’on a tous aimé, on ressent beaucoup d’influences, de bonnes influences. Avec un surplus de fraîcheur bien à eux. Ils ont sorti un EP Pop Shop disponible en téléchargement gratuit sur http://popmondrian.bandcamp.com/. Je vous laisse avec l’interview du groupe pour apprendre à mieux les connaître. Qui peut parler de leur musique mieux qu’eux mêmes?!
MXP: Comment ça va les Mondrian?
Mondrian: Ça va comme un lundi… mais « on pourrait le passer à s’aimer », ah ah.
MXP: De quelle manière vous êtes vous rencontrés? Comment s’est créer le groupe? Qui êtes vous, qui fait quoi?
Mondrian: MONDRIAN, c’est la rencontre entre Roman Oswald et Morning Crash en 2007. L’un s’intéresse à l’écriture de textes, l’autre à l’écriture de partitions. L’occasion fait le larron, les deux mettent en commun leur envie d’écritures et ça donne des chansons. Rejoints par Demoiselle (piano) et Cyrille Fournel (batterie) à la rentrée 2010, MONDRIAN défend actuellement sur quelques scènes son premier Ep qui vient de sortir en digital [http://popmondrian.bandcamp.com/] et qui sortira en physique début 2011.
MXP: Quelle est la meilleure définition de votre musique d’après vous?
Mondrian: Ça tient en trois lettres : POP. On revendique ça : faire de la pop. Parce que ça peut être très réducteur de faire de la pop, et bien nous, on assume à 101%. Ce qu’on essaie de faire, c’est finalement ne pas vouloir faire des chansons chiantes, longues, prétentieuses. On veut du franco de port, du ni trop cru ni trop cuit, mais fondant à l’intérieur… et qui touche directement en plein cœur ! … ah, oui, et pour le bonheur des plus petits comme des moins grands. Voilà, ça se résume à peu près à ça, MONDRIAN.
MXP: Qui fait rêver les Mondrian?
Mondrian:On écoute de tout, du gros son West Coast comme du chanteur réaliste français. On aime bien fureter sur le web et trouver des trucs improbables, comme des mixtapes de toy japonaise. Reste que l’objet qui nous a réunit, Morning Crash et moi, ce sont les compilations psyché Nuggets faites par Lenny Kaye. Ça a été un coup de massue musical, il faut bien l’avouer.
MXP:Vous avez un EP…Et il est chouette!! Label? AutoProd?
Mondrian: Ouais, le EP s’appelle « Pop Shop ». Pop Shop, c’est la boutique en bas de chez toi qui reste ouverte 24 sur 24, et qui te dépanne quand y’a plus de z’haricots dans le frigo. Pop Shop est autoproduit, en effet. Les labels, actuellement, c’est pas joy-joy. Les propositions qui te sont faites ne sont pas mirobolantes, les ventes post-signature non plus d’ailleurs. Si on s’engage avec une maison de disques un jour, on choisira sûrement un petit artisan, du bel ouvrage plutôt que la grosse machine de guerre armée de ses commerciaux en costume-crétin. Et puis chanter en anglais, pour un groupe français, ça entraîne une foultitude d’à-prioris. On est identifié comme produit de niche alors que bon, les gens, ce qui les touchent, c’est juste la musique, peu importe que tu chantes en anglais, en français, en yaourt ou en inuit.
MXP: Un deuxième en préparation?
Mondrian: Oui, on a envie de durcir notre son, de titiller le wall of sound. Aujourd’hui, on se permet ce qu’on refusait jusqu’alors, tu sais, le réflexe de zikos ado qui est de s’acheter des pédales d’effet, de jouer ultra-fort et de croire que les larsens qui sortent de l’ampli sont dix fois plus arty que Sonic Youth.
MXP: Etes vous proches d’autres groupes de la scène parisienne?
Mondrian: Maintenant, c’est la minute hommage! Jérôme Attal nous a donné un coup de pouce en nous laissant lui emprunter son petit génie de batteur : Cyrille Fournel. Jérôme est là depuis le début : à peine avait-on commencé MONDRIAN qu’on lui a proposé (et il a gentiment accepté) de faire un side project en français : Werther or Stavroguine [http://www.myspace.com/wertherorstavroguine]. Pour tout dire, à l’époque où l’on s’est rencontré Morning Crash et moi, j’écoutais en boucle « La chaîne du froid ». Depuis, on traîne pas mal nos guêtres avec Frédéric Norman Mayer, le compositeur de Jérôme, un diable de compositeur soit dit en passant. Sinon, on aime beaucoup jouer avec les We Were Evergreen, on sait qu’avec eux on passera une soirée épique, et coruscante (j’avais parié que je mettrais un mot d’un autre siècle dans l’iTW, kassdédi) aussi, bref tout ce qu’on demande à un concert, non ?
MXP: La suite pour le groupe? Des live?
Mondrian: On pense sortir un nouveau clip d’ici février/mars (les autres sont là [http://vimeo.com/2469293], là [http://vimeo.com/7720670] et là [http://vimeo.com/12398642]). Il sera réalisé par Jesus Hernandez (NYSU films), notre réal de Madrid préféré. Peut-être aussi… je le dis ?, bon c’est un scoop, on a deux-trois chansons prêtes pour faire ce pas (décisif ?) : chanter en français. J’ai mis du temps, mais maintenant, je crois que c’est bon, le couvercle a sauté. On va pouvoir jouer sur ce terrain-là, nous aussi.Et oui, tourner, tourner ailleurs qu’à Paris, d’ailleurs. Ailleurs aussi y’a de la lumière, des bars interlopes et de la mauvaise bière.
Vous retrouverez Mondrian en concert le 9 janvier 2011 à l’International. Le concert est organisé par les Boutiques sonores, MusicalXperience y sera et espère tous vous y voir!
Lors des expéditions nocturnes parisiennes dans les modestes troquets, il n’est pas rare d’user son oreille sur les vibes d’un DJ médiocre en plein egotrip, ou d’une formation livrant un son bohème parisien largement éraillé. Quel que soit la triste découverte, l’envie est semblable : balancer son bol de blonde en plein faciès d’une simili-Zaz, d’un approchant-Mozimann. La fraîcheur vient assurément d’ailleurs, et même de partout à la fois. Au Lizard Lounge (Paris centre, Bourg-Tibourg) en août dernier, le Cambodge à marché sur la lune. Sous les traits d’une petite beauté asiatique, on y découvre alors que le rock khmer psyché existe, fruit d’un savoureux mélange des genres induit par des rencontres successives. Sous les voûtes embuées, la coterie multiethnique fait, au minimum, sérieusement dodeliner. Tomber par hasard sur le Cambodian Space Project, formation portée par la voix dite d’or de Srey Thy, est une bénédiction, et l’occasion d’une présentation sur MXP.
Historiquement
Le Karaoké sauve des vies, et mieux, il crée des perles ! Oui, la discipline audicide grandement répandue en Asie a eu raison d’un triste destin qu’aurait pu être celui de Srey Thy, fille de soldat khmer élevée dans la pauvreté des campagne cambodgiennes.
Pour faire court et fuir le pathos (et puis tout est disponible sur myspace !) : il y a 5 ans, la toute petite femme fuyait encore un mari violent, tentant de la soumettre à une vie de servitude, d’abus en tous genres, et pire encore. Mais Srey réussit à fuir jusqu’à la capitale.
Echappée à Phnom Penh et tournant dans les bars, Srey Thy chante en Karaoké des classiques khmers des années 60-70 pour les pochetrons, au service de promoteurs aux scrupules inexistantes. Arnaques et misère sont un lot difficile à porter. Mais son talent et sa culture d’une petite centaine de chansons populaires n’échappent pas à l’oreille affûtée d’un Tasmanien de passage…
L’arrivée, il y a quelques mois à peine, de Julien Poulsen, explorateur insatiable à la Gibson couleur feu, est l’avènement d’un changement total, en forme de grand n’importe quoi. Le point de départ, c’est de reprendre les vieilleries musicales khmères et les assaisonner généreusement au rock & roll des sixties.
Srey Thy est bombardée voix d’or dès ses premiers pas avec le CSP. Et c’est plutôt du genre pas sur la lune, à coup de grandes enjambées entre les genres, les influences, les lieu d’exploration. Cocktail improbable, d’autant plus dans les contrées reculées ou le CSP ose s’aventurer.
Dans le shaker, on compte trois australiens, deux franco-khmers, un breton, un suedois, un américano-khmer et deux cambodgiens. Sans enfanter un gwerziou d’aussie chanté en grütefluck mineur, ces multiples influences donnent assurément la richesse au groupe, avec pour noyau central Poulsen et Thy.
Les lives au Cambodge se multiplient alors, tantôt face aux « pécores » des villages perdus, tout sourire devant cet étonnant frichtis, tantôt à l’oreille des chics citadins à coup sûr charmés par Srey l’écorchée vive.
Les bases posées, il fallait un énième électron autour de l’atome pour faire du CSP un incontournable. Jeff, postier de Seine-Saint-Denis, reconverti en Bernard Lavillier du Royaume Khmer, subodore la belle histoire, de son nez de bourlingueur. Sa casquette et ses tatouages sont bien connus des noctambules de Siem Reap, ville multiculturelle et touristique du nord-ouest cambodgien. Sans détour, il prévoit pour la bande improbable une série de trois concert dans la cité.
La voix de Srey Thy, sortie du transistor d’un film de guerre sur l’Indochine, mêlée au grattage heavy du diable Poulsen, va frapper fort entre les deux esgourdes d’Aya Urata, star du coin venue d’Osaka. Son arme : un harmonica à touches semblable à un petit accordéon.
Une place se libère dans la troupe quand Ken l’australien harmoniciste rentre au pays. La japonaise se jette dans cette évidence musicale, apporte la touche finale, et devient immédiatement partie intégrante du style CSP. Elle y sublime cette couleur country déjà présente, poussant même parfois vers le folklore français.
Désormais, le CSP s’ouvre à tous, et compte dans ses rangs une ribambelle de musiciens, et donc d’instruments, du kalimba à la clarinette.
Musicalement
En quelques mots, ça reste très rock psyché, rythmes lourds, mais c’est simplissime de lire entre ligne et d’y déceler quelques succulentes allusions. La voix de Srey Thy est bien sûr la curiosité première. Allez donc jeter un œil sur les différents Karaokés Khmers disponibles sur le web, et imprégnez vous de l’influence de ce timbre.
Pour partir du bon pied, et juger d’un coup de tympan ce que livre le CSP, commençons par cette lourde reprise de The House of the Rising Sun. Elle illustre par le titre même la touche rock apportée à la voix pincée de Srey, livrant son texte en khmer étonnamment adapté au morceau. Le rythme est en revanche assez lent et plutôt éloigné des bases du groupe. La guitare est encore une fois très lourde, presque sournoise.
Pour ensuite se faire une idée des reprises khmères originelles, il y a ce tube bien sûr, le plus souvent mis en avant pour présenter la formation : Chnam oun Dop. Bien plus de légèreté ici pour le coup, avec un refrain redondant qu’on l’on reprend assez vite dans sa barbe. Toute la saveur et la fureur CSP s’y retrouvent dans des distorsions de voix et des rifs volontairement imprécis. Ken américanise le tout à l’harmonica.
Enfin il faudra approfondir sur If You Go, I Go Too, sonnant quasiment comme un hymne martial. Ce morceau me paraît semblable à un ballade rock des années 90, batterie lourde et rythme mesuré. L’outil d’Aya Orata sonne à l’oreille comme quelque chose de familier, comme un accordéon sur un rock français. A écouter sur le Myspace du groupe.
Si on peut parfois juger musicalement simpliste les compositions du groupe, la fraîcheur et le melting pot parlent avant tout. En live, on apprécie la proximité et le plaisir affiché pour tous les membres. La promiscuité d’un lieu comme le Lizard Lounge est bien sûr de rigueur.
La machine CSP est désormais lancée. Il n’y a qu’à constater leur succès grandissant, non seulement au Cambodge, mais partout dans le monde où ils se produisent actuellement. L’opus à débusquer s’intitule « I’m unsatisfied ». Encore un peu de maturité, et les ondes décalées nous livreront une large promotion.
Une des dernières trouvailles de Warp est un ovni musical. A Sufi and A Killer puise des influences ancestrales d’ un avant gardisme bluffant. Un espace-temps d’ un autre monde, provenant du désert américain. Produit par Flying Lotus, cet album mystique switch avec du rock garage, de la funk psyché, des boucles de sitars.
The Walkmen c’est un groupe encore trop méconnu en Europe. Ces 5 New Yorkais avec « You and Me » (gigantic/talitres) leur quatrième opus, nous servent un album magnifique.
Ce qui touche en premier lieu à son écoute c’est sa réalisation. Cela sonne comme un live (reverb,oh reverb), un son brut qui pourtant révèle une rigueur dans la composition des morceaux. Et pourtant cet album est intimiste, romantique voire personnel. Ils créent une musique intemporelle, nous emportant aussi bien dans leurs influences passées que dans leur folk urbain. Deux ans auront été nécessaires pour sortir cet album entre New York, Philadelphie, et le Mississippi.
En espérant que ce disque ne passe pas du côté obscur de l’oubli, voici quelques vidéos qui vous donneront l’envie de voir, écouter et diffuser…
Bibio c’est Stephen Wilkison, un anglais autodidacte de talent. Il sort un quatrième album, Ambivalence Avenue (chez Warp). Les trois précédent album était sur Mush.
Cet album révèle une combinaison de vintage pop 60′s avec de l’électronique savamment dilué par des mélodies vaporeuses. Il est difficilement classable mais c’est psyche avant tout! Toutes les tracks créer des univers différents… surprenant les oreilles les plus attentives à des interactions peu probable. ( funky, hip hop old school…)
Cet album souligne l’ ambition de Warp de mettre en avant les qualités artistiques avant toute chose.
« Ambivalence Avenue » est un album à s’offrir avec un joli papier cadeau.
Beach House est un groupe de musique indé made in Baltimore,peu connu encore en France. Ils sont deux Victoria Legrand (Euh, Legrand comme Michel Legrand? Et oui c’est sa nièce…) et Alex Scally.
Ils nous livrent une musique planante avec des guitares slide, et des orgues électriques. C’est pop, folk et naturellement exquis.
Ils sortent Teen dream (signé chez Sub Pop) leur troisiéme album fin janvier 2010.
Cette jeune Autrichienne de 19 ans étudiante aux beaux arts de Vienne c’est Anja Planschg. Elle sort un EP fin 2008, puis un l’album Lovetune for Vacuum ( PIAS ) en mars 2009.
Armée de son piano, faussement indolente, elle plonge dans les trépas de l’âme et en sort des hurlements qui crèvent le cœur. Soap and Skin est d’une beauté incroyable où l’on retrouve l’émotion de Chan Marshall à ses débuts, une force palpable, un aplomb terrible… Sa voix est organique, intuitive, elle puise sa fragilité dans sa propre force.
Soap and Skin ne manque pas de superlatifs et pourtant c’est difficile à exprimer. Ça s’écoute, ça se méfie, ça s’apprivoise, ça se réduit à ce dont on prêt à comprendre. Elle agrémente ses plages de piano par des expérimentations électroniques minimales qui trouvent leur place. Échanges compulsifs réglés au millimètre près…
Elle a un rôle à jouer sur la scène alternative et j’ai hâte de voir où et quand …
Trackademics est un groupe de rap de San Francisco qui a récemment percé en Europe avec son maxi « Enjoy what you do/Topsidin » sortie sur le label du DJ prodige A-trak, Fool’s gold.
Trackademicks produit depuis trois ans un hip-hop plutôt influencé west-coast et funk avec des beats electro.
A ecouter d’urgence: « The Red Mixtape » vol 1& 2 by Dj TAP!10 (le dj du groupe)
www.myspace.com/trackademicks
Le groupe a également produit de nombreux remixes pour d’autres artistes hip-hop comme Snoop & Pharrel pour le morceau « That girl »:
Les potes des potes font souvent de la musique et quelques fois, ils le font même très bien comme SENBEÏ. Je ne connais pas cet individu. J’ai juste découvert sa musique un jour de transfert. Un morceau, une claque. « La musique d’un pote » ça sonne souvent amateur. Celui-là ne te laisse même pas le temps de penser à cette idée l’espace d’une seconde. Un son pro (professionnel, produit, protéiforme, protubérance…il est en trop celui-là? protubérance de talent pourquoi pas!) Classage electro hip hop pour faire court, cette musique régénère les pores en profondeur. Sortez le de sa cave ou où qu’il soit sortez le…dans les bacs de préférence. Pourquoi? Faîtes glisser le vinyl http://www.senbei.new.fr/ Ce n’est pas Birdy Nam Nam, l’homme est seul et bien accompagné par ses machines qu’il maîtrise à merveille. Il est quelque part dans le retro de Para One/Tacteel, Busdriver ou les Birdy. Il n’atteint pas encore la puissance de tepr mais on peut espérer que le temps le conduira dans cette voie. En tout cas, il a ce qu’il faut pour se faire une place dans cette famille avec pour originalité une pluralité de genre qui alimente ses samples et autres mix et qui fait la richesse du son qu’il produit. à écouter, à suivre et à encourager.