Une des dernières trouvailles de Warp est un ovni musical. A Sufi and A Killer puise des influences ancestrales d’ un avant gardisme bluffant. Un espace-temps d’ un autre monde, provenant du désert américain. Produit par Flying Lotus, cet album mystique switch avec du rock garage, de la funk psyché, des boucles de sitars.
Caribou avec ce troisième opus nous sort de l’hiver avec une pop électronique d’une qualité aussi bien homogène que complexe.
Oublions les vieux réflexes couplet/refrain/couplet de la pop, et amenons des dérives complexes de la musique électroniques. La dernière création du canadien
Dan Snaith est un peu sombre mais toujours planante et pleine de ressources musicales qui peuvent à la première écoute désarmer un peu nos oreilles endormies.
C’est pour moi sans aucun doute un des meilleurs albums 2010, face à la soupe froide que nous ont servis MGMT, et HOT CHIP entre autre…
Un nouveau venu s’est fait une place sur les bancs de l’école Ed Banger: Breakbot. Après quelques remix des copains (Justice, Yuksek, Sébastien Tellier…), Breakbot aka Thibaut Berland peut voler de ses propres ailes avec cet EP Baby I’m Yours sorti le jour de la Saint-Valentin, le deuxième de sa jeune carrière, le premier Happy Rabbit étant sorti sur Moshi Moshi Records en 2007 . Sa musique, il la qualifie plus proche d’une couleur funk et pop qu’electro à proprement parler. Le sieur, ancien graphiste de Luc Besson, est décidé à envahir les clubs et votre salon avec sa funky modern’touch.
Bibio c’est Stephen Wilkison, un anglais autodidacte de talent. Il sort un quatrième album, Ambivalence Avenue (chez Warp). Les trois précédent album était sur Mush.
Cet album révèle une combinaison de vintage pop 60′s avec de l’électronique savamment dilué par des mélodies vaporeuses. Il est difficilement classable mais c’est psyche avant tout! Toutes les tracks créer des univers différents… surprenant les oreilles les plus attentives à des interactions peu probable. ( funky, hip hop old school…)
Cet album souligne l’ ambition de Warp de mettre en avant les qualités artistiques avant toute chose.
« Ambivalence Avenue » est un album à s’offrir avec un joli papier cadeau.
Fredo Viola est un cinéaste las de tourner des spots publicitaires pour un grand cosmétique( parce que je le vaux bien…) et qui décide de faire de la musique en y intégrant quelques règles du cinquième art. Chaque voix (personnage) solidifie le morceau (l’intrigue), indissociable et pourtant bien distinct. The turn.tv est à voir absolument… pour comprendre mes propos…
Son album The turn (signé chez Because), est un chef d’œuvre d’harmonie et d’arrangement. La voix, plus vieil instrument du monde s’emmêle, se démêle autour de sonorité actuelle. Fredo Viola c’est un peu si on prenait une pincée de sigur ros, un soupçon de Michel Gondry et que l’on secouait le tout. Un esthétique d’une franchise parfaite en émane, un univers déjà bien construit dans lequel on entre les yeux fermés, en sécurité.
Voila une retransmission d’un concert des Arctic Monkeys en 2009. On y retrouve des morcequx de leur dernier album Humbug et une reprise de Nick Cave & The Bad Seeds « Red Right hand ».
Le Point Ephémère accueille le 6 octobre le duo Yacht, composé de Jonas Bechtolt et Clair Evans. L’album See Mystery Lights est sorti en Juillet 2009 sur DFA Records (James Murphy / LCD Soundsystem) en import.
Yacht autrement dit : Young American Challenging High Technology
Son arme de guerre le laptop, sa cible vos pieds… L’homme veut vous faire bouger !
Première tentative en 2007 avec un premier album I believe in you, your magic is real et des remix entre autres de Stereolab, Ratatat ou encore Wolfmother.
Son expérience live il l’a faite notamment en première partie d’Architecture in Helsinki !
Ce nouvel album regorge de petites perles électro pop qui font durer l’été… So « move your feet to the summer song »
(oui 5 jours après mais à l’annonce du drame j’ai pris un avion pour les montagnes portugaises sans net tv ou autre transistor… Ce n’est pas forcément lié hein … Je retrouve aujourd’hui la civilisation, ses moyens d’informations et peux enfin vivre mon deuil avec vous).
La musique a perdu un de ces dieux, un de ces génies.
Le plus grand performer de l’histoire est parti.
Certes musicalement le roi est mort il y a quelques années de cela déjà, mais en voulant le faire revivre avec une dernière tournée, il l’a tué physiquement définitivement.
Cet homme affaibli par les médicaments, dont il était dépendant, devait remonter sur scène après 10 ans d’absence, pour 50 dates.
Lien étrange, Kurt Cobain est mort en tournée. Évanouissement, annulation des concerts, retrait campagnard et balle anti-douleur qui conclura une carrière géniale et fulgurante.
Michael Jackson malgré sa perte, tout de même jeune (51ans), nous a abreuvé de son génie dès l’âge de 5ans jusqu’à presque 40ans (au-delà, ses capacités physiques ne suivaient plus). Kurt est mort à 27ans. A la fin de la lettre que ce dernier a laissé à son suicide il écrit qu’il vaut mieux brûler franchement que s’éteindre à petit feu.
Les pulsions auto-destructrices ravagent souvent les génies de la musique. Michael s’est détruit petit à petit jusqu’à ce que son corps disent stop avec un arrêt cardiaque. Kurt s’est suicidé pour dire stop à la douleur du «gouffre brûlant de [son] estomac nauséeux» . Il souffrait de douleurs terribles à l’estomac, il avouait prendre de la drogue pour calmer son mal physique, tout en pensant au suicide depuis l’âge de 9ans.
J’étais en cm1 en 1991, sortie de Dangerous, ma meilleure amie ne vivait que pour Michael et ma mère était une grande fan également. C’est cette année là que l’annonce de sa coupe de cheveux, fait en soi anodin, à provoquer l’émoi de ses aficionados.
Semblaient-ils percevoir dans cette coupe, loin des boucles longues qu’il cachait sous son chapeau autrefois, ce carré déstabilisant, une chute prévisible vers le transformisme de la star?
La décennie qui a suivi n’a pu que constater les transformations successives de son physique sur lequel l’attention se concentrait oubliant peu à peu l’attention que sa musique exigeait.
C’est juste un détail de l’histoire qui a vu la chute du King, le début de la fin. History a clôturé l’histoire.
Mais quand on fait un don à l’art comme il l’a fait avec la plupart de ses albums et sa vie pendant au moins 40ans, on ne finit jamais. La légende est née sur les premiers pas de Billy Jean et une légende ne s’éteint pas.
L’Histoire le portera comme on porte un Elvis ou Marilyn en 2009. Des hommes et femmes hors normes qui font l’histoire que les autres hommes honorent ou détruisent.
Michael Jackson est une légende de la musique et le maître incontesté de la pop, l’inventeur d’un mouvement musical à base de funk, soul, disco et de rock en collaboration avec Quincy Jones, une voix magnifique, élève de Diana Ross, un don exceptionnel pour la danse (la classe américaine! Le mec il invente un pas de danse), le plus gros vendeur de disques et un talent d’auteur qui s’adresse à l’âme humaine, celle qui est meurtrie, aimée ou délaissée, révélant cette âme qui se trouve en chacun de nous, c’est pour cela que sa musique est universelle, qu’il touche tout le monde et que le deuil international est décrété ici.
Au-delà de son génie artistique, ce n’est pas un homme politique, c’est un défenseur des droits de l’homme. Il mettait évidemment son art au service de sa cause. Ses chansons (textes et clips) regorge de cris de colère envers l’injustice et l’intolérance, à voir le clip de They don’t really care about us ou Man in the Mirror, où des cris de ralliement envers une unité qu’est l’humanité Black or White tous humains, et égaux en droits, sensibilisant le plus souvent possible la population américaine à la misère d’un continent africain ravagé par la famine, les guerres et les maladies. Ceci constitue le fond de sa musique et c’est en cela qu’elle apparaît profonde et incontestablement populaire et touchante.
Que nous a-t-il donné? La force de sa sensibilité, celle qui a tant mauvaise réputation mais qui constitue l’essence d’une œuvre incontestée. C’est le lot de tous les artistes, mais le garçon y ajoute le talent, la créativité, l’extrême justesse de son expression, l’inventivité… Tout est là car tout passe par sa sensibilité, c’est elle qui s’exprime dans ses mots, sa voix et ses pas de danse, tout ce qui nous touche et en font l’artiste le plus vendu de l’histoire. LE ROI EST MORT VIVE LE ROI